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PoulpStory

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PoulpStory, le Blog d'une Fille qui Ralentit

J'ai testé...le lombricompost

J'ai testé...le lombricompost

Depuis l'automne dernier, je vis en colocation. Nous sommes 300. Sauf qu'à l'inverse du film, il n'est pas question de guerre: notre but commun, c'est de faire du compost.

Mes 300 colocataires sont petits, silencieux et inodores. Ils sont végé voir crudivores vegan. Ils ne sont pas difficiles question nourriture: ils mangent ce que je leur donne, et ils attendent que ça tombe du ciel. Ils ne râlent jamais quand il faut attendre plusieurs jours pour avoir une nouvelle ration. Je m'occupe de leur habitat, et ils me le rendent bien: ils me font du thé.

Comme on est un peu copains, je les appelle les Jacob. Oui, ils portent tous le même nom, car je suis incapable de les distinguer individuellement: ce sont des vers de terre.

Je crois qu'ils se sentent bien dans leur nouvelle maison: ils ont fait des bébés. La première fois que j'ai vu ces filaments bouger, j'ai cru que je voyais de la moisissure se développer à vitesse macro. En m'approchant pour vérifier, j'ai compris que j'avais sous les yeux ma première portée. O joie! J'ai fait la danse de l'asticot toute seule dans ma cuisine.

Les jours se déroulent paisibles, avec toutefois quelques interrogations des curieux: mais tu vis avec des vers? Puis, après quelques secondes de moue dubitative et de regard perplexe, mon interlocuteur fini par exprimer sa gène ainsi: "Et ça va, ils ne sont pas trop bruyants?" Non ça va. Et puis je crois qu'ils sont sourds, ile ne portent jamais plainte quand je chante sous la douche.

Le printemps étant arrivé, le temps du rempotage est venu. J'ai réalisé ma première récolte cette semaine. Avec un peu d'appréhension, j'ai ouvert le bac et examiné la qualité du compost: d'une belle couleur noire, pas de résidu végétaux, point trop humide. Du bon travaux les gars! Je suis donc partit à la pêche aux vers avant de pouvoir utiliser ce terreau. A la fourchette. Un peu comme pour une chasse aux spaghettis géante.

J'ai isolé les habitants de ce premier bac dans un petit sac en papier. Quelques heures plus tard, ils rejoignaient un nouveau foyer: un nouvel hurluberlu voulant démarrer son lombricomposteur avait pris contact avec moi une semaine plus tôt. Une remise en mains propres, saupoudrée de conseils et retour d'expérience, et je regardais s'éloigner mes compagnons. Ils partaient à l'aventure pour un nouveau CDI.

Quant à moi, je me sers du fruit de leur labeur pour faire pousser des légumes sur mon balcon. Légumes que je mangerai avec fierté et plaisir. Et comme je suis partageuse, je donnerai les épluchures de mes récoltes à leur descendance. C'est ça, le travail collectif.

Ma première récolte!

Ma première récolte!

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gerard jo 31/05/2015 18:15

bravo les vers et multipliez vous pour mon plaisir et le votre aussi