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PoulpStory

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PoulpStory, le Blog d'une Fille qui Ralentit

Chute dans les escaliers: et boum!

Voilà une petite expérience qui me permet de faire un bilan AVANT/APRES.

Expérience non volontaire et non planifiée, qu'on se le dise.

Parce que la chute n'a pas été si lente que ça, même si elle m'a semblé durer une éternité... Que de marches dans un escalier! Quelle sensation étrange de devoir lâcher prise mentalement face à la gestion du virage, d'accepter d'attendre la fin de la séquence, tête haute si tenté que ce soit possible.

Quel sentiment peu agréable de lire dans les yeux des témoins oculaires l'approbation unanime: "ha oui! tu t'es bien viandée!".

C'est donc secouée comme un prunier que je revenais peu à peu à moi...

 

Ce que j'aurais fait AVANT

Avant quoi, allez-vous me dire? Avant mon burn out et mon expérience de remise sur pieds par la lenteur.

Avant donc, j'aurais respiré un bon coup, j'aurais minimisé la douleur, pris un doliprane et souris de toutes mes dents pour donner le change.

Au bout d'une heure, le choc émotionnel n'étant pas passé, je me serai enfermée dans les chiottes et aurais pleuré 20 min, laissant la place aux sentiments de peur et d'humiliation de s'installer. Je serais sortie en souriant de toutes mes dents, racontant des blagues pour donner le change.

Je serai revenue sur les lieux du crime, aurais constaté le mauvais état de l'escalier plutôt que d'assumer ma mauvaise foie, et aurais fait placardé des affiches de sécurité partout dans l'immeuble.

J'aurais pris du paracétamol en grognant pendant 1 semaine et n'aurais même pas pensé aller voir le docteur. C'est n'est pas grave. En ce temps-là, rien n'était grave, surtout pas ma vie.

J'aurais eut mal pendant un temps, mon corps aurait fini par retrouvé un état d'équilibre, j'aurais certainement gardé des séquelles qui se seraient réveillées des mois plus tard. En attendant, j'aurais avancé, un peu de guinguois, mais avancé quand même...

Ce que je fais MAINTENANT

Suite à cette magnifique cascade, j'ai choisi d'écouter mon coeur et mon corps et de les laisser gérer le pilote automatique. Cerveau et Ego, on ne veut pas vous entendre!

Je me suis laissée aidée à me remettre sur pieds. Physiquement dans un premier temps. J'ai senti la vague du choc me monter à la tête et j'ai demandé une chaise. J'ai attendu que cela passe en respirant dans le ventre. J'ai fait un check up rapide de la douleur et de la mobilité de mon corps. Mise à part une vive douleur à l'épaule, je n'ai ressentit que des contusions bénignes.

Par contre, je me suis sentie "décalée", à côté de mes pompes... Petite vérification énergétique: oups, j'ai un peu de boulot.

Par chance, une méditation collective a été proposée durant l'évènement auquel je participais. 30 minutes plus tard, j'ai pu recommencer mon auto-contrôle. J'en ai profité pour rechargé les batteries et me "redensifier". Je pensais passer inaperçue, mais quand on travaille avec des gens branchés, ils ressentent les manipulations que vous êtes en train de faire... L'avantage, c'est qu'ils vous laissent faire et vous observent avec bienveillance. Et un peu de curiosité..

Il est vrai qu'étant sur place pour le business, une partie du cerveau a repris du service pour "faire comme si" une bonne partie de la soirée. Jusqu'au moment où l'équilibre "motivation de réseautage" contre "j'ai trop mal au bras" s'est inversé. Et qu'il a fallu rentrer toute seule en bonne éclopée.

Un autre de mes réflexes a été de chercher dans la bible de Michel ODOUL la signification à cette chute. Et de prendre un temps de réflexion. Et d'en discuter avec des amies thérapeutes. Humilité et gratitude au programme.

 

En terme de soins, j'ai prévenu immédiatement mon médecin traitant. Une radio plus tard, me voilà soulagée: rien de cassé. Mais si j'ai encore mal d'ici une semaine, je devrait faire une échographie.. A ce jour, j'espère que rien n'est enflammé ni déchiré trop gravement.

J'applique de l'huile essentielle de gaulthérie sur les zones douloureuses, je masse aussi souvent que possible... Mais comme les cordonniers, les masseurs sont les plus mal chaussés: recevoir un massage serait tellement plus agréable que de se le donner soi-même. Je masse tout de même avec bienveillance et gratitude ce corps qui est finalement en assez bon état.

J'ai annulé tous mes rendez-vous. J'ai accepté ce stop imposé par mon corps. Cela me permet également de réfléchir à des questions d'assurance et de sécurité sociale pour mon statut d'indépendant. Je sais que cela aurait un prix, mais mon corps le vaut bien.

Je vais voir l'ostéo cet après-midi, afin de remettre en place ce qui doit d'être. Tant que le corps utilise toute son énergie pour revenir à son état d'équilibre, autant l'accompagner et utiliser cette période pour maximiser la récupération.

Je bulle dans des bains au sel d'epsom, je me repose. Je reste au calme, je ne fais presque rien et c'est un peu frustrant. Cette sensation d'incapacité me revient, mais cette fois les causes ne sont plus les mêmes. Allons, réapprenons!

Mieux me comprendre, expérimenter pleinement cette épreuve me permet de sentir et de mémoriser dans mon corps, pour donner un nouvel angle à mon empathie. J'accueille et j'accepte la douleur pour ce qu'elle est: une information.

Voilà bien un challenge pour mon nouveau métier: appliquer mes propres conseils à la lettre. En toute humilité. Ca remet les pieds sur Terre, et ce n'est pas plus mal!

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PATAROT 07/04/2017 18:22

jolie histoire , en partage ma françoise. Bises. Amélie